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Patrimoine


 
 
 

Les verseuses

Réalisées par le sculpteur Guillaume ROCHE (plus d’info sur : www.guillaumeroche.com), « les Verseuses » ornent, depuis l’été 2006, le giratoire de l’avenue Division Leclerc et viennent enrichir le patrimoine de la ville.
Prenant la sculpture originelle de la Rotonde du parc thermal comme référence, l’artiste a revisité le thème en associant le mouvement, la transparence et le vent. Il a crée une sculpture élégante faite d’un assemblage d’inox, d’une hauteur de 3m50. Résolument modernes, « les verseuses » s’ancrent dans l’avenir et leur silhouette élancée illustre à merveille la capitale de la minceur.
 
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Le parc thermal

 
Doté d'un magnifique parc planté d'arbres superbes et d'essences variées, dont les ombrages offrent aux buveurs leur principale promenade pendant la cure, le parc thermal abrite la Source du Pavillon, mais aussi la Chapelle orthodoxe et la chapelle anglicane qui préservent le charme d'autrefois. 

Situé au coeur de Contrexéville, il constitue un bon centre d'excursion et de détente qui grâce à son climat frais et stimulant, plaira aux amis de la nature.

Avec ses 4 hectares de pelouse et de plantation, le Parc thermal invite à la détente et à la relaxation.
 
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L'Eglise Saint-Epvre

 
Huit siècles d'histoire
D'après les érudits qui se sont penchés sur son cas, l'église de Contrexéville fut édifiée entre l'an 1150 et l'an 1200, c'est dire qu'elle vu plus de trente générations de Contrexévillois se succéder sous son auspice ; elle a été pendant huit siècles le témoin de nombreux événements qui se déroulèrent dans le village, elle a rythmé la vie angélus, des baptêmes, des mariages et des glas…
Aujourd'hui la tour du clocher est le seul vestige de l'église romane d'origine, dont il ne reste plus aucun autre élément debout. 

Les traces écrites
Cette église a une histoire, sur le chevet de laquelle se sont penchés d'éminents spécialistes, leurs études font encore référence de nos jours, ceux qui par la suite écriront sur l'église de Contrexéville, puiseront largement dans leurs ouvrages.
Ce sera d'abord un curiste distingué venu aux eaux en 1874, descendu à l'hôtel "des XII apôtres" comme il se doit pour un ecclésiastique : mon seigneur Barbier de Montault. Puis en 1913 George Durand, archiviste de la Somme et correspondant de l'institut et enfin en 1980, le conservateur des archives de France, Hubert Collin.


La tour Romane
Le 3 Mars 1926, la tour romane de l'église St Epvre de Contrexéville fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques de Lorraine. Elle sera définitivement classée le 19 septembre 1998 devenant ainsi le seul monument classé du patrimoine
 
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Les 5 visages de l'Eglise

 
 
 

Initialement, l'église fut construite au premier âge roman d'après H.Collin, simple et robuste, elle dut être édifiée vers 1150, au tout début de la transition du roman au gothique dans notre région. Son style est identique à celui de l'église Notre Dame de Médonville, à la différence que l'architectonique de celle-ci est nettement plus élaborée et plus ornementée que notre frustre édifice contrexévillois. Le chevet plat orienté vers le soleil levant et la tour sont trapus, le rez-de-chaussée et agrémenté de voûtes à croisées d'ogives avec des grosses liernes.

 
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La tour fut rehaussée d'un étage avec des baies géminées, vraisemblablement vers 1200, les spécialistes en attribuent l'architecture caractéristique à la seconde période de l'âge roman. L'église y gagnera en hauteur, ce qui lui donnera une allure plus élancée ; hormis la charpente de la toiture, la tour-clocher ne changera plus.
 
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Au XVIème siècle, à l'époque où les églises de la région subiront des restaurations et qu’elles s'orneront dans le même temps d'une riche statuaire, la modeste nef de l’église de Contrexéville sera démolie ou remaniée pour être réédifiée avec deux travées, au dessus desquelles seront construites des voûtes en croisées d'ogives avec des liernes plus fines.
 
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1774-1777, après un procès entre les habitants et les décimateurs : démolition du chevet plat et de la nef orientée Ouest - Est, puis reconstruction d'une nef plus grande que la précédente et d'une abside semi-circulaire qui seront désorientées du Nord vers le Sud.
 
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Au XIXème siècle, sera reconstruit la nouvelle charpente de la toiture qui rehaussera de 10 mètres la hauteur initiale des 22 mètres de la tour-clocher. En 1932 le portail Nord sera construit. Ce sont là les travaux les plus importants qui modifieront quelque peu l'aspect de l'édifice, qui subira cependant de nombreux autres aménagements : plusieurs ravalements des façades extérieurs, multiples réfections des murs intérieurs et des plafonds, changement des vitraux, réaménagement de l'intérieur et du mobilier.
 
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Statuaire de l'église

 
Saint Epvre
Datée du XVIème siècle, cette sculpture bien proportionnée se signale par un drapé des vêtements finement reproduit et travaillé.
L'évêque tient contre lui le livre de la doctrine. Il est ouvert, ce qui peut être interprété comme le symbolisme du savoir et de la quantité mesurable.
Cette représentation de St Epvre du XVIème siècle ne faisait pas partie de l'église à la fin du XIXème siècle. On ne connaît ni son origine ni sa date d'apparition au sein de la statuaire locale. 
 

La place des fontaines

 
Place rectangulaire entourée d'arbres, affirmée par son sol en pavés porphyre, elle porte les 24 fontaines de marbres de Carrare et de lave émaillée, dressées entre 2,50 et 3,50 mètres. Les fontaines crachent dans un bassin rectiligne de marbre blanc de 80 mètres de long.

Cette approche primitive des sculptures d'eau de Contrexéville nous rappelle que "nombreux sont les mythes fondateurs qui implantent au centre cosmique de la terre une source ou une fontaine offrant l'eau venue de ses entrailles".
 
Résurgences d'une mythologie primitive, attachement aux racines mêmes de toutes civilisations, les fontaines de Contrexéville ne se mêlent pas d'un quelconque discours formaliste ou moderniste mais nous renvoient à la source de notre existence. C'est pourquoi, indépendamment des querelles sur la forme et la couleur, elles nous sont si proches et attachantes : elles sont l'origine et l'eau qu'elles nous offrent a la fluidité du temps qui embellit toutes choses.

Espace ensoleillé offerte au repos du promeneur, elle est bordée par la mairie vers l'ouest, par des immeubles vers l'est. Cette place est le prolongement extérieur des manifestations qui se tiennent à l'hôtel de ville : mariage, réceptions, fêtes,… 

L'émail, l'eau, la lumière
Dans la grande lignée des mosaïques Arabes, terre cuite aux couleurs lumineuses, la lave émaillée, roche de feu, roche volcanique de Volvic, roche ingelive, découpée en dalles de un à deux centimètres d'épaisseur, reçoit un saupoudrage d'émail avant d'être cuite au four une trentaine d'heures. " Dans l'eau des fontaines sur l'émail, la lumière est piégée, le ciel est captif mais qu'elle jaillisse triomphante, verticale, l'eau éclatée, disloquée, retombe en pluie comme une fraction intense du météore pur et son bruit, sorte de mélodie monotone est un chant dont l'oreille ne se lasse pas. "(Paccard) 
 
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La fontaine verte

 
Il est un lieu magique où l'axe d'eau brise l'espace coloré et magnifique des 24 fontaines : les fontaines vertes jaillissent en ce lieu précis.
Elles sont l'ultime résurgence de l'axe d'eau qui partant du banc d'eau poursuit un chemin tumultueux fait de chutes, de bassins et de cascades colorées. 

Les colonnes brutes, les ailes aériennes façonnent une eau géométrique et orgueilleuse qui répond sans faiblesse aux 24 sculptures d'eau, de marbre et de couleurs.

 
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La place du marché

 
Surélevée par deux marches de marbre blanc, cette place est l'aboutissement du chemin d'eau dans la fontaine verte. Elle est bordée par la galerie polychrome du marché, au nord, et par la mairie au sud. 
 

La galerie du marché

 
Il est apparu très vite nécessaire d'utiliser la couleur, d'une part pour ponctuer les espaces, pour les différencier, mais aussi pour prendre parti contre la monotonie, la tristesse et le gris.
C'est sur les 24 fontaines que la couleur a été concentrée, à la verticale. Les sols au contraire ont été traités en marbre blanc et en porphyre rose gris. C'est cette différence qui permet à l'espace de respirer : la couleur, vive, présente, mais en petite masse, concentrée sur les verticales, fonctionnant comme des signes qui animent la masse verte des arbres plantés derrières et le reste par contre, doux, calme et tranquille.
Le rose clair de la place du marché est ponctué de formes géométriques vertes et blanches. La couleur verte et blanche se concentre à l'endroit de la fontaine justement là où surgit l'eau.
S'articulant entre les deux places, la structure métallique de la galerie du marché a été traitée en bleu noir pour que cette sobriété tranche avec le plafond polychrome.
Le plafond de la galerie sans aucune référence géométrique tranche avec les géométries polychromées des fontaines.

Sur ces 31 mètres de long, la surface a été redécoupée par cinq grandes formes bordées, cinq jardins, cinq rêves de jardin.

C'est justement parce que le promeneur est obligé de lever la tête pour le voir qu'il devait avoir valeur de rêve.
 
 
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